Osgood-Schlatter et sport

Osgood-Schlatter et football : votre enfant peut-il continuer à jouer ?

Votre enfant a mal au genou au foot ? Il souffre probablement de la maladie d'Osgood-Schlatter, la pathologie de croissance la plus fréquente chez les jeunes footballeurs. Voici tout ce que vous devez savoir.

Votre enfant joue au football et se plaint de douleurs au genou depuis plusieurs semaines ? Il a mal quand il court, quand il frappe dans le ballon, quand il sprinte sur le terrain ? Vous avez peut-être remarqué une bosse sensible juste en dessous de sa rotule qui gonfle après les entraînements ?

Il y a de fortes chances qu'il souffre de la maladie d'Osgood-Schlatter, une pathologie de croissance qui touche environ 20% des jeunes footballeurs entre 8 et 16 ans.

Pourquoi le football est le sport le plus à risque

Le football réunit tous les facteurs qui favorisent le déclenchement de la maladie d'Osgood-Schlatter chez l'enfant en croissance.

Impacts répétés sur sol dur

Chaque course, sprint et changement de direction crée des microtraumatismes au niveau de la tubérosité tibiale. Les terrains synthétiques, de plus en plus courants, sont plus durs que le gazon naturel et absorbent moins les chocs.

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Crampons sans amortissement

Les chaussures à crampons n'amortissent quasiment pas les impacts. Contrairement aux chaussures de running, elles sont conçues pour la performance, pas pour le confort articulaire. Le pied encaisse directement chaque impact.

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Entraînements intensifs

Un jeune footballeur en club s'entraîne 2 à 4 fois par semaine plus les matchs. Beaucoup dépassent les 5 heures hebdomadaires, seuil à partir duquel le risque d'Osgood-Schlatter augmente significativement.

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Sollicitation du quadriceps

Frappes de balle, accélérations, tacles : le football sollicite énormément le quadriceps, qui génère des tractions importantes et répétées sur le tendon rotulien et la TTA.

Le saviez-vous ?

Dans une étude portant sur plus de 500 enfants présentant des pathologies sportives, le football et le basketball représentaient la majorité des cas de maladie d'Osgood-Schlatter. Le football est de loin le sport le plus concerné en France, en raison du nombre de jeunes pratiquants et de l'intensité de la pratique en club.

Mon enfant doit-il arrêter le football ?

C'est LA question que posent tous les parents. Et la réponse que donnent la plupart des médecins est souvent la même : "Arrêtez le sport, ça passera avec la croissance."

Le problème, c'est que "ça passera" peut prendre 6 mois, 12 mois, parfois jusqu'à 2 ans. Pendant ce temps, votre enfant ne joue plus au foot, s'éloigne de ses coéquipiers, perd sa condition physique et souvent son moral. Et dans de nombreux cas, la douleur revient dès qu'il rechausse les crampons.

Attention

Il ne faut pas non plus laisser votre enfant continuer le foot comme si de rien n'était. Continuer le sport en ayant la maladie d'Osgood-Schlatter peut entraîner un arrachement de la tubérosité tibiale, une complication grave nécessitant une immobilisation, voire une intervention chirurgicale. Les anti-inflammatoires sont également déconseillés car ils masquent la douleur.

La bonne approche : un protocole adapté

La solution n'est ni l'arrêt total pendant des mois, ni la continuation comme si de rien n'était. Il existe une troisième voie : un protocole de traitement qui permet de limiter l'arrêt sportif à 1 mois maximum tout en traitant les causes de la pathologie.

C'est exactement ce que propose le protocole Orthorepass. Développé par un médecin du sport après 10 ans de recherche, il repose sur 4 piliers : un pack de produits incluant une orthèse brevetée, un programme de rééducation guidée, un plan de reprise sportive progressif, et un accompagnement personnalisé sur 3 mois.

Comment reprendre le foot après Osgood-Schlatter

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Mois 1 : Repos et mise en place

L'orthèse End-Osgood est moulée directement sur le genou. Elle soulage immédiatement la douleur. L'enfant démarre les étirements quotidiens (quadriceps, ischio-jambiers). L'arrêt sportif est respecté pour réduire l'inflammation.

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Mois 2 : Reprise progressive

Votre enfant reprend progressivement les entraînements avec l'orthèse et la genouillère. L'intensité est adaptée en fonction de la douleur. Un bilan de suivi permet d'ajuster les recommandations.

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Mois 3 : Retour complet sur le terrain

Votre enfant reprend le football normalement, matchs et entraînements compris. Le bilan final confirme la guérison. L'orthèse est retirée progressivement. Les étirements quotidiens doivent être maintenus jusqu'à la fin de la croissance.

Les bons réflexes pour protéger les genoux de votre jeune footballeur

Semelles amortissantes dans les crampons : elles absorbent une partie des chocs au sol. Pour la maladie d'Osgood-Schlatter, l'amortissement est l'enjeu principal, et une bonne semelle amortissante de série fait parfaitement le travail.
Surveiller le volume d'entraînement : au-delà de 5 heures de sport par semaine, le risque augmente significativement. Si votre enfant est en surclassement, soyez particulièrement vigilant.
Écouter votre enfant : un enfant qui rechigne à aller au foot, qui boite après les entraînements, qui se plaint de douleurs au genou ne fait pas un caprice. Ces signaux doivent conduire à une consultation médicale.
Étirements réguliers : des étirements des quadriceps et des ischio-jambiers permettent de limiter la tension sur le tendon rotulien et de prévenir le déclenchement de la pathologie.
Comment diagnostiquer Osgood-Schlatter ?

Le diagnostic se fait par palpation de la tubérosité tibiale antérieure. Si cette zone est douloureuse au toucher, votre enfant souffre probablement de la maladie d'Osgood-Schlatter. Vous pouvez effectuer vous-même un premier diagnostic en suivant notre vidéo de palpation. Consultez ensuite votre médecin pour confirmer.

Votre enfant a mal au genou au foot ?

Le protocole Orthorepass permet à votre enfant de reprendre le football sans douleur en 3 mois, avec un arrêt sportif limité à 1 mois maximum. Plus de 5 000 enfants traités depuis 2017. Prise en charge Sécurité Sociale.

Découvrir le protocole Orthorepass

Vos questions sur Osgood-Schlatter et le football

Mon enfant peut-il jouer au foot avec Osgood-Schlatter ?

Si votre enfant a des douleurs au quotidien, un arrêt temporaire est nécessaire. Si les douleurs sont uniquement à l'effort, il peut rester en activité en diminuant l'intensité. Avec le protocole Orthorepass, l'arrêt sportif est limité à 1 mois maximum.

Osgood-Schlatter touche-t-il les deux genoux ?

Oui, dans environ 50% des cas les deux genoux sont touchés. Le protocole s'adapte pour une prise en charge bilatérale.

Mon enfant a aussi mal aux talons, est-ce lié ?

Votre enfant souffre probablement de la maladie de Sever, qui est l'équivalent d'Osgood-Schlatter au niveau du talon. Orthorepass propose un protocole spécifique pour cette pathologie.

Le traitement est-il remboursé ?

Oui, le protocole est pris en charge par la Sécurité Sociale avec une ordonnance. Le reste à charge ne dépasse pas 70€. Nous fournissons une fiche d'aide à la prescription à remettre à votre médecin.

Écrit par

Christophe De Flaugergues

Orthopédiste-Orthésiste · Podologue · Posturologue

Fondateur d'ORTHOREPASS, Christophe est spécialiste des pathologies de croissance chez le jeune sportif. Depuis près de 10 ans, il accompagne les familles dans le traitement d'Osgood-Schlätter et de la maladie de Sever depuis son cabinet médical à Toulouse.

+ de 5 000 patients soignés
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Cabinet à Toulouse
Orthopédiste-Orthésiste diplômé