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Apophysite de croissance : Osgood-Schlatter et Sever en même temps ?
Posted by : Christophe De Flaugergues | On : 15 avril 2026
Votre enfant a mal au genou et mal au talon ? Vous avez reçu deux diagnostics différents chez le médecin et vous vous demandez si c'est vraiment possible d'avoir les deux en même temps ? La réponse est oui, et c'est même plus fréquent qu'on ne le pense.
L'Osgood-Schlatter et la maladie de Sever appartiennent à la même famille de pathologies : les apophysites de croissance. Elles ont les mêmes causes, le même mécanisme, et touchent les mêmes enfants. Comprendre ce lien, c'est comprendre pourquoi un traitement global est indispensable.
Qu'est-ce qu'une apophysite de croissance ?
Une apophysite de croissance est une inflammation d'une zone d'attache tendineuse sur un cartilage de croissance. Chez l'enfant et l'adolescent, certaines zones osseuses sont encore en cours d'ossification. Ces zones, appelées apophyses, sont le point d'attache de gros tendons musculaires. Quand l'enfant grandit vite et pratique un sport intensif, le tendon tire trop fort sur cette zone encore fragile. Résultat : inflammation, douleur, et parfois micro-déchirures du cartilage.
Ce phénomène peut toucher plusieurs zones du corps en même temps, car la croissance ne se fait pas qu'à un seul endroit. C'est exactement pourquoi un enfant peut avoir l'Osgood-Schlatter au genou et la maladie de Sever au talon simultanément.
Les apophysites de croissance touchent environ 20% des enfants sportifs entre 8 et 16 ans. Elles sont la première cause de douleur chronique chez le jeune sportif, avant les entorses et les fractures de fatigue.
Osgood-Schlatter et Sever : la même maladie, deux endroits différents
Ces deux pathologies ont un mécanisme identique. Seule la localisation change.
- Zone touchée : tubérosité tibiale antérieure (bosse sous le genou)
- Tendon impliqué : tendon rotulien
- Âge : 10 à 15 ans (garçons), 8 à 13 ans (filles)
- Symptôme : douleur à l'avant du genou, bosse sensible
- Aggravé par : course, sauts, frappes, escaliers
- Zone touchée : apophyse du calcanéum (talon)
- Tendon impliqué : tendon d'Achille
- Âge : 8 à 13 ans (garçons), 7 à 11 ans (filles)
- Symptôme : douleur au talon, surtout en fin d'effort
- Aggravé par : course, sports sur sol dur, montée sur pointes
La maladie de Sever apparaît en général un peu plus tôt que l'Osgood-Schlatter. Chez certains enfants, le Sever se déclare d'abord vers 8-10 ans, puis l'Osgood-Schlatter apparaît quelques mois ou années plus tard, au moment où la croissance du genou s'accélère. Les deux peuvent coexister pendant une période de croissance intense.
Pourquoi un enfant peut avoir les deux en même temps
Quand un enfant traverse une période de croissance rapide, tout son squelette grandit simultanément. Les os du pied, de la cheville, du tibia et du genou grandissent tous en même temps. Les tendons, eux, ne grandissent pas aussi vite que les os. Cette tension généralisée crée un terrain favorable aux apophysites sur plusieurs zones à la fois.
Pendant un pic de croissance, plusieurs cartilages de croissance sont sous tension en même temps. Le calcanéum et la tubérosité tibiale peuvent être touchés simultanément si l'enfant pratique un sport intensif.
Le football, le basket, l'athlétisme et la danse sont des sports à fort impact qui sollicitent autant le tendon rotulien (Osgood) que le tendon d'Achille (Sever). Un jeune footballeur intensif peut développer les deux.
Quand un enfant compense la douleur au talon en modifiant sa foulée, il surcharge le genou. La douleur au genou peut l'amener à modifier encore sa posture et à surcharger le talon. Les deux pathologies s'alimentent parfois l'une l'autre.
Certains enfants ont un cartilage de croissance plus sensible, une morphologie particulière (genu valgum, pied plat) ou une raideur musculaire plus marquée qui les prédispose aux apophysites sur plusieurs sites.
Dans notre suivi de plus de 5 000 enfants traités depuis 2017, une part significative présentait à la fois des symptômes d'Osgood-Schlatter et de Sever. Ce double diagnostic est particulièrement fréquent chez les garçons de 10 à 13 ans pratiquant le football ou le basket à raison de 3 entraînements par semaine et plus.
Votre enfant a mal au genou et au talon ? Orthorepass dispose d'un protocole adapté pour traiter les deux pathologies simultanément.
Voir le protocole Orthorepass →Traiter Osgood-Schlatter et Sever en même temps : comment ça marche
La bonne nouvelle, c'est que les deux pathologies se traitent avec la même logique et les mêmes principes. Le protocole Orthorepass a été conçu pour prendre en charge les deux simultanément, avec des orthèses spécifiques à chaque zone et un programme commun d'étirements et de suivi.
L'orthèse Orthorepass pour Osgood-Schlatter est moulée sur la tubérosité tibiale pour protéger le genou. L'orthèse Orthorepass pour Sever est moulée sur le calcanéum pour protéger le talon. Portées du lever au coucher, elles agissent en continu sur les deux zones touchées. Les deux sont remboursées par la Sécurité Sociale sur prescription médicale (codes LPPR).
Le programme Orthorepass intègre les étirements spécifiques à chaque pathologie : quadriceps et ischio-jambiers pour l'Osgood-Schlatter, mollets (jumeaux et soléaire) et tendon d'Achille pour le Sever. Ces étirements sont réalisés quotidiennement à la maison, en 10 minutes par jour.
Même avec les deux pathologies, l'objectif reste de limiter l'arrêt sportif à 1 mois. Pour les enfants dont les douleurs restent supportables, le protocole permet même de continuer à pratiquer dès le départ avec les orthèses. À partir du deuxième mois, la reprise est progressive et encadrée.
L'équipe Orthorepass ajuste le protocole en fonction de l'évolution des deux pathologies en parallèle, via des rendez-vous réguliers en présentiel à Tournefeuille ou en visio. L'assistance WhatsApp 7j/7 permet de répondre aux questions en temps réel.
Le protocole Orthorepass affiche un taux de réussite de 98% en 3 mois, validé par une étude clinique sur plus de 200 enfants sportifs à l'Hôpital des Enfants de Toulouse Purpan. Ce taux s'applique que l'enfant présente une seule pathologie ou les deux simultanément.
Ce qu'il faut demander au médecin
Si votre enfant a les deux pathologies, l'ordonnance doit mentionner les deux orthèses. Beaucoup de médecins ne pensent à prescrire qu'une seule, celle dont l'enfant se plaint le plus au moment de la consultation. Voici ce que l'ordonnance doit inclure pour une prise en charge complète :
Orthèse Orthorepass pour Osgood-Schlatter + genouillière de reprise sportive. Les deux sont remboursées via les codes LPPR Osgood-Schlatter.
Orthèse Orthorepass pour Sever + semelles amortissantes Sorbothane. Les deux sont remboursées via les codes LPPR Sever.
Orthorepass met à disposition une fiche d'aide à la prescription que vous pouvez imprimer et apporter à votre médecin. Il n'aura qu'à recopier les codes LPPR correspondants aux deux pathologies.
Votre enfant souffre d'Osgood-Schlatter, de Sever, ou des deux à la fois. Un seul protocole, deux orthèses, 3 mois.
Découvrir le protocole complet →Questions fréquentes sur les apophysites de croissance
Ces deux termes désignent souvent la même réalité. Une apophysite est une inflammation d'une apophyse, c'est-à-dire d'une zone d'attache tendineuse sur un cartilage de croissance. L'ostéochondrose est un terme plus général qui regroupe toutes les pathologies touchant le cartilage de croissance chez l'enfant. L'Osgood-Schlatter et le Sever sont des apophysites de traction, classées dans les ostéochondroses.
Sans traitement, l'apophysite de croissance disparaît effectivement à la fin de la croissance, quand les cartilages s'ossifient. Mais ce processus peut durer de 1 à 2 ans, pendant lesquels l'enfant doit souvent réduire ou arrêter son sport. Sans prise en charge adaptée, des séquelles sont possibles : hypertrophie de la tubérosité tibiale, calcifications tendineuses ou douleurs chroniques à l'âge adulte. Un traitement précoce permet d'éviter ces complications.
Oui. Le protocole Orthorepass est conçu pour traiter les deux pathologies simultanément. Deux orthèses spécifiques sont utilisées, l'une pour le genou et l'autre pour le talon, avec un programme d'étirements combiné adapté aux deux chaînes musculaires concernées. Le suivi sur 3 mois prend en compte l'évolution des deux zones en parallèle.
Avec le protocole Orthorepass, la guérison intervient en 3 mois dans 98% des cas, que ce soit pour l'Osgood-Schlatter, le Sever ou les deux ensemble. Sans traitement adapté, la douleur peut persister pendant 1 à 2 ans. Le protocole permet également de limiter l'arrêt sportif à 1 mois maximum, voire aucun arrêt pour les enfants dont la douleur reste supportable.
Les sports à fort impact sont à adapter : football, basketball, athlétisme, gymnastique, danse, arts martiaux. Il ne s'agit pas forcément d'un arrêt total, mais d'une réduction temporaire de l'intensité. Les activités à faible impact comme la natation ou le vélo peuvent être maintenues. Avec les orthèses Orthorepass, la plupart des enfants peuvent reprendre leur sport dès le deuxième mois.
Christophe De Flaugergues
Fondateur d'ORTHOREPASS, Christophe est spécialiste des pathologies de croissance chez le jeune sportif. Depuis près de 10 ans, il accompagne les familles dans le traitement d'Osgood-Schlätter et de la maladie de Sever depuis son cabinet médical à Toulouse.